20.08.2008
Recueil de poésies
Bonjour !
Depuis 3 ans, je me suis constitué un recueil de "mes poésies préférées". Le voici, en trois morceaux (les poésies courtes, les moyennes et les longues). Il y en a une bonne centaine en tout !
Poésies niv 2 et 3 - Sept 08.PDF
Delphine
22:23 Publié dans Littérature et Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'arbre à Kadabras
Je suis tombée par hasard à ma bibliothèque sur un petit trésor. Ce livre (cliquer sur l'image pour le voir sur Amazon) et son texte qui illustrerait à merveille un "arbre à poème" (pour Alix). Enfin, je trouve. Le voici :
Le petit Tom aime beaucoup
Se promener dans son jardin.
C'est un jardin à secrets,
Tout fouillis d'arbres bizarres
Qui n'existent pas ailleurs.
Son papa les a plantés,
Juste avant de s'en aller
Il y a un milliard d'années,
Pour faire le tour du monde,
Et voir si la Terre est ronde.
Ou pas.
Quand son papa est parti,
un matin de nuit,
il lui a laissé un petit mot :
Mon bébé, mon petit lapin,
Je te confie le jardin.
Prends en soin.
Le petit Tom a fait le compte
De tous ses outils.
Il y a un arrosoir, pour arroser,
Si les journées sont trop chaudes.
Un soupiroir, pour soupirer,
Si elles durent trop longtemps.
Et une grande brouette,
Pour trimballer ce qui est lourd.
Un ratepioche. Une biclette.
Un épeluchoir à fourmis.
Et puis tout un tas de scies.
C'est très important aussi.
Comme disait son papa :
On peut tout faire avec des scies...
Tous les soirs et tous les matins,
Tom cultive son jardin.
Dans son immense verger,
Il y a de gros Poinaniers
Et de larges Pompotiers.
Et des grands Tartinomiels,
Qui se miament pour le quatre-heures.
Tom arpente les allées,
Tout en poussant sa brouette
Ou en portant son panier.
Quand on atteint le mur du fond,
On trouve le grand Caillé.
C'est un vieux Caillé Aspiral,
Aux feuilles à petits carreaux.
Il vient d'un pays lointain
En voie de disparition.
Avec ses feuilles à carreaux,
Tom fabrique des chapeaux,
Des cocottes ou des bateaux.
Il faut les cueillir doucement,
Ne surtout pas les vexer,
Parce que sinon elles se froissent.
Ou bien elles se roulamboulent,
On ne peut plus rien en tirer.
Certais jours, assis à l'ombre
Du grand Caillé Aspiral,
Sur les plus petites feuilles,
Tom écrit à son papa
Des lettres qui commencent toutes
Par : mon papa à moi...
Mais qui ne finissent pas.
Son papa saura la suite,
Quand il reviendra.
A côté du grand Caillé,
Il y a un bel Arbrizou.
C'est un arbre très spécial :
Il abrite les Bizous
Qui n'ont pas trouvé de joues.
Les Bizous sont volatiles
Comme les petits oiseaux
Et les ballons à ficelles.
Sans joues rondes où se nicher,
Ils ont l'air de s'ennuyer
Ils froufroutillent et soupirent,
Et se dégonflent peu à peu.
Mais si on s'intéresse à eux,
Ils se remplument aussitôt
Et font des mimis mouillés.
Le petit Tom les apprivoise,
Pour quand son papa sera là.
Son papa, il a des joues
Pour y loger cent bizous.
Il les aimera beaucoup.
Le petit Tom aime bien
Tous les arbres du jardin.
Même ceux qui sont tombés, fatigués.
Il s'est construit un kayak
Dans un tronc de Flibustier.
C'est un arbre aventurier,
Qui a servi à fabriquer
Des jambes de boies (pour pirates).
Il a beaucoup canoé, pirogué et naviré,
Sur tous les océans du monde.
Le petit Tom a fait sa cabane
Dans les branches d'un Vagalam.
C'est un arbre morose et bleu.
Il donne des fruits amers.
Il ne faut pas en manger.
La cabane est très jolie,
Elle est chaude comme un nid.
Quand il a besoin d'être seul,
Le petit Tom s'y réfugie.
Le Vagalam est tout le temps
Couvert de rosée.
Si on la prend au creux des mains
Et qu'on se frotte la frimousse,
Ca nettoie bien des chagrins.
Mais son arbre préféré,
C'est un arbre à Kadabras.
Il n'est pas bien grand.
Il pousse dans un petit coin, sans rien dire.
Il a des branches sombres et rouges,
Des feuilles comme du velours.
Il est un peu de guingois.
Les Kadabras sont des fruits
En forme de souhait le plus cher.
Ils sont petits à l'extérieur,
mais dedans ils sont gigantesques.
On peut s'en servir à tout
Et même à ce qu'on ne sait pas.
Il faudrait toujours en avoir
Une poignée avec soi.
Le petit Tom finit son tour au jardin,
Par cet arbre à chaque fois.
Il le serre entre ses bras,
Et il lui parle à mi-voix.
Avec des scies et puis des clous,
Il a fait une barrière pour pouvoir
Le protéger des terribles mangebois.
Quand on possède un trésor,
Il faut savoir le défendre.
Le petit Tom a de la chance
D'avoir un arbre à Kadabras,
Car c'est un arbre magique.
Ne demandez pas à Tom
Comment il le sait,
Il a trouvé ça tout seul.
C'était facile à deviner :
Il n'y a qu'à le regarder,
On ne peut pas s'y tromper...
En tous cas, ce qui est presque sûr,
C'est qu'il doit exaucer les souhaits.
Peut-être pas tout de suite, non.
mais le petit Tom est certain
Que si on murmure son nom
Arbre à kadabras ! longtemps,
Ca fait revenir les gens.
Peut-être aussi les papas ?
Marie-Sabine Roger
15:08 Publié dans Littérature et Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.05.2008
Poésie Fête des mères
Je t'aime
Ce sont les mots les plus doux
Comme deux bras autour du cou
Comme un grand rayon de soleil
Ce sont des mots... merveille
Ce sont des mots légers légers
Un papillon qui vient voler
Pour faire plaisir à une fleur
Ce sont des mots... douceur.
Ce sont des mots tout ronronnants
Comme le chat quand il est content
Comme le duvet d'un poussin
Ce sont des mots ... câlin
Ce sont des mots qui tiennent chaud
Comme la laine sur le dos
Comme une lampe dans le noir
Ce sont des mots... espoir
Ce sont des mots qu'on peut garder
Dans son cœur toute la journée
On peut les dire et les redire
Ce sont des mots ... sourire
Ce sont les mots les plus précieux
C'est la prunelle de tes yeux
Tu n'entendras jamais les mêmes
écoute bien : Je t'aime.
Anne Sylvestre (CD : Les mots magiques)
A ma maman
Bien sûr, maman je veux t'offrir
Oh, tout ce qui peut te faire plaisir !
Naturellement, pas des trésors,
Non, mais de gros efforts
Et cette fois-ci, promis, je vais
Faire mon lit, ranger, m'appliquer,
Eteindre la télévision,
Aprrendre par coeur mes leçons,
Etre un modèle d'obéissance.......
Mais tout à coup maman, j'y pense :
Avec un enfant si parfait,
Maman, c'est sûr, tu t'ennuierais.
Jean-michel Robineau
C’est pour maman
J’ai cueilli trois fleurs dans les champs,
Mais la plus jolie que j’aime tant,
La plus jolie, c’est pour maman.
J’ai trouvé trois beaux cailloux blancs,
Mais le plus joli que j’aime tant,
Le plus joli, c’est pour maman.
Et j’ai aussi trois beaux rubans,
Mais le plus joli que j’aime tant,
Le plus joli, c’est pour maman.
Je n’ai qu’un petit cœur d’enfant,
Mais mon p’tit cœur qui l’aime tant,
Mon petit cœur, c’est pour maman.
C. DUPARC
Pour ma mère
Il y a plus de fleurs
Pour ma mère, en mon coeur,
Que dans tous les vergers ;
Plus de merles rieurs
Pour ma mère, en mon coeur,
Que dans le monde entier ;
Et bien plus de baisers
Pour ma mère, en mon coeur,
Qu’on en pourrait donner.
Maurice Carême (1899-1978)
19:38 Publié dans Littérature et Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, fête des mères
23.04.2008
Petit jeu avec les prénoms et les mots
Une idée de la compagnie Tartine Reverdy dont voici le site
Chaque élève prend son prénom. Il cherche tous les mots qui commencent par la même lettre que son prénom. Il les combine ensuite pour obtenir soit une phrase soit un petit texte rigolo mais cohérent.
Exemple avec la chanson Violette:
Violette voulait voyager
Visiter villes vrombissantes et villages verdoyants
Vaines vadrouilles que voilà!
Vociféra Valentin Vitriol
Vilaine et venimeuse voisine...
Alix
16:09 Publié dans Etude de la langue, Lecture, Littérature et Poésie, Production d'écrits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.03.2008
Ecrire "à la manière de"
Vous cherchez des idées pour écrire des poésies "à la manière de ?" (cycle II et III) : en voici en voilà
Delphine
21:33 Publié dans Littérature et Poésie, Production d'écrits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : a la maniere de, poésie, production d'écrits
18.03.2008
Si de Kipling
Je viens d'écrire une prép qui m'emballe, sur le poème "Si" de Kipling.
Mais si, vous connaissez :
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot, te mettre à rebatir
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir
Si tu peux être amant sans être fou d'amour
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre
Si (...)
Tu seras un homme, mon fils
Il se trouve que ce poème, écrit à l'origine en anglais, a été traduit par plein de monde. La traduction connue est d'André Maurois, mais on en trouve d'autres.
Alors dans ma prép, j'ai prévu de :
1. leur donner les deux textes sans les noms des auteurs
2. faire relever les ressemblances et différences entre les deux textes
3. leur faire donner des hypothèses sur "pourquoi ces deux textes se ressemblent-ils tant ?" (un auteur a copié sur l'autre ? les deux jets d'un même auteur ?...)
4. leur faire retrouver, dans un des textes, l'équivalent de passages de l'autre texte
5. et enfin, leur faire traduire à leur tour une petite comptine que nous aviosn apprise en anglais
Si ce programme vous semble alléchant (cycle III), voilà tout le matos :
Les textes : Si de Kipling.pdf
Et la prép. : FP L5 Kipling.pdf
Delphine
10:54 Publié dans Littérature et Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kipling, poesie, production d'écrits, littérature
12.03.2008
Ecrire de la poésie à la manière de "J'attends" (H. Mingarelli)
Voici une chouette séquence, testée par Bernard et Delphine, pour faire écrire les élèves à la manière de...
Le poème "support" : J'attends.pdf
Et la fiche de prep : FP Littérature L4 Poésie jattends.odt.pdf
Delphine
21:51 Publié dans Littérature et Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


